Marie Tan
Artiste multidisciplinaire, Marie Tan déploie une pratique artistique indissociable d’un engagement social. Véritable touche-à-tout, Marie Tan cherche avant tout à faire de la scène un espace de pouvoir pour les personnes en marge des institutions artistiques et politiques.
Ayant cofondé le Théâtre de l’Impie, Marie Tan crée des œuvres qui mettent en avant les voix diverses des femmes, notamment Opéra pour les Sans Tombeaux (Phénoména 2023, Mois Multi 2024), finaliste pour le prix Meilleur mise en scène aux Prix de la critique de l’AQCT 2024, et Féminicides, une histoire mondiale (Premier Acte, Mois Multi, 2026). En 2026-2027, Marie Tan travaillera à la mise en scène du texte Chinois·e·s en région de Patricia Ho Yi Wang qui explore l’histoire d’immigration de la communauté chinoise dans le Bas-Saint-Laurent, au cours d’une série de résidences au Théâtre du Bic.
Le corps occupe une place centrale dans son langage scénique. En cohérence avec son certificat d’études chorégraphiques en ballet, Marie Tan défend une approche de l’interprétation où le mouvement et le texte s’entrelacent. Cette signature physique l’amène à collaborer comme interprète dans diverses productions de Québec, notamment dans La nuit nous appartient (Où tu vas quand tu dors en marchant) de Jocelyn Pelletier et Nicholas Bellefleur, Le vieil homme et la mer de Natalie Fontalvo (Québec en toutes lettres, 2024) ainsi que dans Foggy and Sweat de Kill ta peur (Les Chantiers, 2024).
Parallèlement à la scène et au plateau, Marie Tan investit le champ littéraire par l’écriture. Son texte Charnier, présenté à l’Accélérateur de particules du Jamais Lu 2024 a notamment bénéficié du programme de mentorat de Première Ovation, Arts littéraires.
Qu’il s’agisse de mettre en scène, d’interpréter ou d’écrire, l’attention de Marie Tan se porte vers les pluralités, les histoires qui se logent dans les failles et la justice sociale. Cette recherche se prolonge aujourd’hui dans un retour aux études à travers l’entreprise d’une maîtrise en travail social.